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Musique gratuite: Les discographies de Loreena McKennitt, de Lisa Gerrard, la discographie de Dead Can Dance, Enya ou le groupe Era.
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Dead Can DanceDead Can Dance fut l'un des groupes phares de la scène indé, et plus particulièrement du label anglais 4AD, de la fin des années '80 jusqu'au début des années '90. J'insiste sur le fait que ce groupe n'élaborant pas, à mon avis, une musique avant- gardiste, mais de part l'originalité de sa démarche dans une acceptation de la musique aux tendances punk-rock mais empreinte de mysticisme, se trouvait aux frontières de différentes tendances et s'est révélé être un groupe de passeurs, amenant son public d'une musique "populaire" vers le langage plus compliqué de la musique contemporaine! Je vais tout d'abord vous décrire ce groupe, formé de 2 fortes personnalités : Lisa Gerrard et Brendan Perry. Né en 1959 à Londres de parents anglo-irlandais, Brendan Perry émigre en Nouvelle-Zélande quelques années plus tard. Sous l'influence de musiciens Maori et polynésiens, il commence à jouer de la guitare. En 1977, il rejoint le groupe The Scavengers, dans lequel il devient bassiste, puis chanteur. Deux années passent sans résultats probants. En 1979, le groupe part pour Melbourne, en Australie, où il devient The Maching Girls. En 1980, Brendan décide de mener un projet plus personnel, et quitte définitivement son premier groupe. Née en 1961 en Australie, Lisa Gerrard passe son enfance dans une région très pauvre, entourée de familles turques et grecques. C'est en écoutant les femmes laver le linge qu'elle commence à chanter, fascinée par la force de la voix. En 1979, elle commence à démarcher les pubs de Melbourne, un accordéon dans une main et ses compositions dans l'autre. C'est ainsi qu'elle rencontre Brendan Perry. Partageant les mêmes racines européennes et la même passion pour la musique, Lisa et Brendan ne tardent pas à collaborer, malgré les quelques réticences du second. Ils forment ainsi Dead Can Dance, en 1981, avec Simon Monroe et Paul Erikson. Mais le couple connait des relations conflictuelles, ce qui ne laisse pas libre court à leur inspiration. Ils devront attendre 1983 pour être signés par 4AD, jeune label prometteur qui compte déjà Bauhaus, Cocteau Twins et Nick Cave dans ses rangs. La signature du groupe par le label 4AD accélère les choses. En 1984, ils enregistrent un album éponyme, "Dead Can Dance", qui regroupe les différents morceaux qu'ils ont écrit depuis quatre ans. L'année suivante voit l'arrivée d'un 2nd album ; "Spleen and Ideal". En 1986, le duo sort son troisième album : "Within The Realm of a Dying Sun". 1988 voit la sortie du quatrième album, The Serpent's Egg, ainsi que la première expérience adjacente, cinématographique du groupe. Lisa Gerrard fait ses débuts d'actrice dans "El Nino de la Luna" d'Agustin Villalongas, tandis que Dead Can Dance écrit la bande originale du film. Du reste, avec un grand étonnement, on a pu voir Lisa Gerrard monter les Marches du Bunker du Festival de Cannes dans une tenue médiévale (robe de velours grenat, coiffure tout en tresses et sans strass) une digne prédécesseuse moins connue de Björk ! Vala vala ... bon comme on dit maint'nant le groupe a splitté en même temps que le couple, c'est pour cela que dans toute biographie/discographie vous retrouverez des liens entre les discographies de Dead Can Dance, Lisa Gerrard et Brendan Perry (qui conserve cette voix grave et le sens d'une musique tout aussi grave). "The Serpent's Egg" est un album magnifique avec une tendance un peu médiéval dans un décor de brume qui sied bien à des paysages écossais ou aux antipodes, des paysages, vus dans le "Seigneur des Anneaux" de Nouvelle-Zélande! Pour jouer les filiations, je ne peux m'empêcher d'associer le timbre de voix de Brendan Perry (sur certains morceaux, les autres morceaux sont chantés par Lisa Gerrard) à celui de David Sylvian (ex-Japan) surtout pour le formidable album "Rain Tree Crow" par le groupe éponyme, de son presque homonyme Perry Blake, mais aussi de Kuta artiste niçois magnifique, et encore plus des écossais de The Blue Nile avec son chanteur mélancolique Paul Bucchanan. Les instruments choisis sont merveilleux à entendre : des violons, violons, des cloches alliés à des nappes de synthétiseurs et le plus beau des instruments ... la voix, les voix ! La musique, d'entrée fait penser à une réminiscence médiévale incitant au recueil. L'arrivée de la voix de Lisa Gerrard sur le premier morceau "The Host of Seraphim" nous confirme nous retrouver dans une période ancienne de la musique européenne. Un voyage dans le temps qui se révèle aussi un voyage dans l'espace au fur et à mesure des morceaux, rencontrant une sonorité plus tribale, rejoignant la thématique de l'oeuf, symbole de la Terre d'où l'allusion à l'oeuf du serpent "Serpent's Egg". |
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